21 janvier 2011
Comment susciter la motivation chez nos
patients résistants
avec
Olivier Pelletier,
Ph.D., psychologue
Il est reconnu que les patients atteints d’un trouble mental ne
sont pas tous au même stade de motivation lorsqu’ils consultent.
Il s’avère souvent difficile de les amener à s’engager dans la
thérapie et à suivre les recommandations puisque, bien souvent,
ils ne sont pas prêts à faire face à leurs peurs et à changer
leurs comportements. Plusieurs patients consultent seulement
pour confirmer qu’ils n’ont pas de problème, d’autres consultent
pour rassurer leur entourage, alors que d’autres viennent pour
obtenir de l’information ou parce qu’ils sont réellement
déterminés à s’en sortir.
Comme
professionnels, nous voulons de tout cœur aider nos patients à
guérir. Cependant, cet engouement à traiter amène bien souvent
de la résistance, ce qui peut faire vivre toute une gamme
d’émotions tant au patient qu’au psychologue. Dans ce contexte,
que devons-nous faire comme clinicien pour réduire cette
résistance et favoriser l’engagement des patients dans leur
démarche thérapeutique ? Quelles sont concrètement les
stratégies permettant d’amener les patients à se mettre en
action face à leur trouble ?
Cette journée de formation sur l’approche motivationnelle
vise tous les cliniciens, peu importe leurs approches
thérapeutiques, car tous les
psychologues sont tôt ou tard confrontés à des barrières au
changement avec leur clientèle. L’approche motivationnelle se
veut en fait une approche complémentaire à la pratique
existante. Tout intervenant offrant des traitements qui
impliquent un changement de comportement devrait avoir cet outil
thérapeutique dans son arsenal. Plusieurs stratégies reconnues
empiriquement pour guider les patients vers le changement et
vers l’implication en thérapie seront abordées lors de cette
formation. Des éléments provenant de l’entretien motivationnel,
ainsi que d’autres interventions motivationnelles utiles pour
stimuler le processus de changement chez nos patients seront
présentés. Les intervenants seront invités à pratiquer leurs
habiletés en petits groupes avec l’aide de vignettes cliniques.
Olivier Pelletier,
Ph.D., M.Ps.,
est docteur en psychologie clinique. Il travaille présentement
comme clinicien au Centre Hospitalier Universitaire de Québec
(CHUQ) et est responsable des rencontres motivationnelles au
Programme d'intervention des troubles des conduites alimentaires
(PITCA). Il a développé une expertise en psychothérapie
motivationnelle et cognitivo-comportementale (individuelle et de
groupe) avec une clientèle adulte présentant des troubles
anxieux, de l’humeur, de dépendance et de la personnalité. Il
est également professeur de clinique, ainsi que chargé de cours
à l’Université Laval et à l’UQTR.
***
Cet atelier consiste essentiellement en une
présentation du modèle de traitement focalisé sur le transfert des
troubles de la personnalité développé par Otto F. Kernberg et son
équipe.
Première partie : Définition et pertinence du concept de trouble de
la personnalité pour la clinique psychologique. Problèmes de
validité de la classification du DSM-IV (comorbidité, instabilité,
etc). Les troubles versus les organisations de la personnalité :
modèles catégoriels et dimensionnels.
Deuxième partie : définition du modèle de traitement focalisé sur le
transfert. Indications
de ce traitement: traitabilité, pronostic, données probantes.
Principes de bases : évaluation, cadre, intervention. Des exemples
cliniques viendront appuyer le propos.
Louis Diguer
Ph.D., (1991) est professeur titulaire à l'École de psychologie de
l'Université Laval. Après un post-doctorat auprès de Lester Luborsky,
il a poursuivi des travaux de recherches cliniques sur la
personnalité normale et pathologique, tout en poursuivant son
cheminement comme clinicien. Depuis plus de dix ans, il fait partie
d'un groupe de professeurs de l'Université Laval associé au
Institute for Personality Disorders
de l'Université Cornell dirigé par le Dr Otto Kernberg.
Thérapeute et superviseur du traitement focalisé sur le
transfert, il poursuit ses intérêts de recherche et de clinique sur
les troubles graves de la personnalité chez l'adulte, leur
évaluation, leur traitabilité et le perfectionnement de
l'intervention psychologique auprès de cette clientèle.
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25 février 2011
LE PSYCHOLOGUE ET LE CORPS
avec
Monique Brillon,
Ph.D., psychologue
Dans cet atelier, nous aborderons la question de
l’intervention psychologique dans une optique
psychosomatique : que signifie, pour le psychologue,
intervenir dans un contexte de maladie physique, mais aussi
de troubles mentaux qui affectent le corps. Après avoir
présenté une conception psychosomatique de la santé et de la
maladie (mentale et physique), nous parlerons des processus
de guérison où le psychisme joue un rôle fondamental (effet
placebo, rôle des émotions et de la pensée). Nous définirons
ce que l’on entend par guérison d’un point de vue
psychosomatique. Ceci nous mènera à préciser les liens
entre douleur, souffrance et sens. L’intervention comme
telle sera envisagée à partir des deux situations cliniques
les plus courantes : la somatisation de la tristesse et du
désespoir dans la dépression et la fatigue chronique, et la
somatisation de la violence qui donne lieu à plusieurs
maladies physiques ou mentales.
N.B. : Il n’est pas nécessaire d’avoir participé à l’atelier
sur
La pensée qui soigne
pour s’inscrire à celui-ci.
Monique
Brillon,
Ph.D., psychologue et psychothérapeute d’orientation
psychanalytique, auteure de
La pensée qui soigne
(2006) et de
Les émotions au cœur de la santé
(2009), Éditions de l’Homme.
Madame Brillon travaille en pratique privée depuis 1980
auprès d’une clientèle adulte. Elle enseigne également comme
chargée de cours à la Faculté de l’éducation permanente de
l’Université de Montréal, au Département des sciences de
l’éducation et de psychologie de l’Université du Québec à
Chicoutimi et comme chargée d’encadrement à la
Télé-université. Elle est également l’auteure d’un livre sur
le développement de l’identité féminine,
Le labyrinthe de la féminité
(2008, Éditions de l’Homme).
Les plaintes de difficultés de sommeil sont très répandues parmi les personnes qui consultent en psychologie. Ces difficultés peuvent se présenter comme troubles primaires ou comme symptômes associés à une autre condition (ex. dépression, anxiété). Cet atelier passe en revue les principes pratiques de l’évaluation et du traitement des troubles du sommeil, et plus particulièrement de l’insomnie. En guise d’introduction, un survol du sommeil normal et de ses déterminants est présenté. La problématique de l’insomnie, sa nature, ses facteurs de risque, ainsi que les questions de diagnostic différentiel avec d’autres troubles du sommeil ou problèmes psychologiques sont ensuite abordés. Le deuxième volet de l’atelier porte sur l’évaluation de la plainte de sommeil. Les principales modalités d’évaluation sont passées en revue et quelques méthodes pratiques pour évaluer la plainte d’insomnie sont exposées. Le troisième volet porte spécifiquement sur la prise en charge du patient souffrant d’insomnie. Après une description des principales stratégies cognitives et comportementales, nous discutons des obstacles possibles et de moyens pour en optimiser l’implantation en pratique clinique. Nous discuterons également des avantages et des inconvénients inhérents aux différents modèles de prise en charge (individuelle, groupe). Les indications, bénéfices et limites de la pharmacothérapie seront également abordés et nous décrirons une approche de sevrage des hypnotiques chez les utilisateurs chroniques. Quelques vignettes cliniques serviront à illustrer concrètement le traitement de différents types d’insomnie (primaire, comorbide, dépendance aux hypnotiques).
Charles Morin
est professeur titulaire en psychologie et directeur du Centre
d’étude des troubles du sommeil à l’Université Laval de Québec.
Il est titulaire d’une
chaire
de recherche du Canada sur les troubles du sommeil. Il est
rédacteur en chef adjoint des revues
Sleep
et
Behavioral Sleep Medicine
et fait partie du comité de rédaction de plusieurs autres revues
scientifiques.
Lynda Bélanger est psychologue clinicienne et chercheure, elle se spécialise dans l'évaluation et le traitement de l'insomnie et de l'anxiété. Dans le cadre de son doctorat, elle s'est intéressée à la dépendance aux anxiolytiques et aux somnifères. S'intéressant particulièrement au lien entre l'anxiété et l'insomnie, elle a par la suite effectué un post-doctorat au Centre d’étude des troubles du sommeil au sein de l’équipe de Charles Morin.
Biographies et références bibliographiques
Cet atelier aborde la problématique de la dépression du
point de vue psychanalytique. Comme l’affect de
« l’angoisse
»,
l’affect de la
« dépression »
est essentiel à la vie psychique et au maintien de son
équilibre. Nous examinons le fonctionnement psychique de la
« dépression »,
ses manifestations, son rôle dans la dynamique psychique de
la personne, dans le jeu complexe des relations objectales
et des liens qu’entretient cet affect avec le masochisme et
le narcissisme. On s’attarde à l’évolution de la dépression,
ses manifestations cliniques, sa signification du point de
vue intime et social. Plusieurs vignettes cliniques
soutiennent l’atelier.
André
Renaud,
L.Ps., psychologue et psychanalyste
Il a été professeur titulaire de psychologie du
développement, puis de psychologie clinique pendant 32 ans à
l'École de psychologie de l'Université Laval.
Sa formation de clinicien, de psychothérapeute et de
psychanalyste a été acquise en France, à Montréal et à New
York.
André Renaud pratique la psychanalyse cure-type dans la
région de Québec. Outre la
psychothérapie focalisée sur le transfert, il
développé une expertise dans le traitement de la dépression.
Il est psychothérapeute, superviseur et formateur agrée par
le Personality Disorder Institute, dirigé par le Dr Otto
F.Kernberg, de New York. Il jouit d’une longue expérience
clinique et d’une solide réputation comme formateur et
superviseur auprès des professionnels de la santé mentale.
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L’ACCEPTATION ET LA PLEINE CONSCIENCE DANS LE
TRAITEMENT COGNITIVO-COMPORTEMENTAL DES
TROUBLES ANXIEUX
avec
Frédérick Dionne,
Ph.D., psychologue
Certains troubles anxieux comme le TAG, le TSPT et le TOC
sont particulièrement réfractaires au changement. La
« troisième vague » de thérapie comportementale et cognitive
(TCC) a peut-être le pouvoir d’améliorer l’efficacité des
interventions traditionnelles en TCC. Ces approches basées
sur l’acceptation et la pleine conscience (mindfulness)
sont rafraichissantes, car elles nous offrent des méthodes
d’intervention nouvelles et innovatrices. De surcroît, elles
suscitent un intérêt grandissant dans la communauté
scientifique et dans le traitement de l’anxiété.
À l’aide d’exercices pratiques, cette formation présente les
récentes tendances dans le traitement des troubles anxieux.
Plus précisément, elle vise des objectifs tels que:
-
Expliquer le rôle de
l’évitement expérientiel dans
l’étiologie
des troubles anxieux
-
Présenter plusieurs techniques
et outils récents
issus de la thérapie d’acceptation et d’engagement
et des approches de troisième
vague;
- Initier les participants à la pleine conscience, à
la distanciation
cognitive, à l’acceptation émotionelle
et à l’engagement en direction des valeurs;
- Résumer les données probantes liées aux approches
contemporaines.
Frédérick Dionne est docteur en psychologie (Ph.D.), membre de l’Ordre des psychologues du Québec. Il s’intéresse tout particulièrement aux approches dites de « troisième vague » en thérapie cognitivo-comportementale et a publié quelques articles dans ce domaine, en plus d’être l’éditeur d’un numéro thématique sur la troisième génération de TCC pour la Revue québécoise de psychologie. Il a été introduit à la mindfulness en TCC lors d’un stage d’une demi-année à l’Université catholique de Louvain (Belgique) et a suivi des formations aux États-Unis sur la thérapie d’acceptation et d’engagement. Il est actuellement psychologue au Centre de traitement de la douleur au CHUQ et en pratique privée, en plus d’être chargé de cours à l’Université et formateur